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Un poison en vente libre

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Première cause de mortalité évitable dans le monde, le tabagisme est un problème majeur de santé publique en France. Même si les ventes des circuits légaux ont reculé de 2,2 % en 2017, les 78 000 décès annuels liés au tabagisme (soit 5 000 de plus qu’il y a dix ans) ne laissent guère place à l’optimisme. Pour autant il est possible de surmonter cette addiction…

La nicotine est la substance psycho-active du tabac. Elle se fixe sur des récepteurs spécifiques situés dans la région du cerveau du fumeur qui contrôle le circuit de la récompense. Elle déclenche le fonctionnement d’une substance naturelle impliquée dans la modulation des comportements et des émotions : la dopamine. Une fois libérée, cette substance permet, par une cascade de réactions chimiques, de ressentir des perceptions positives. Le fumeur cherche à répéter ces sensations de plaisir apportées par la cigarette et perçues comme une récompense. Le comportement est ainsi renforcé et ancré dans son quotidien. La fixation rapide et brutale de la nicotine, aussi appelée shoot nicotinique n’est possible qu’avec la nicotine fumée (ou prisée) et non avec celle des substituts nicotiniques (patchs, gommes, pastilles, inhaleur, spray), qui n’arrive que lentement le cerveau.

Fumer est un comportement induisant une dépendance complexe et multiforme. Outre la dépendance physique à la nicotine qui peut être différente selon les individus (vulnérabilité génétique, âge de la première cigarette…), il existe une dépendance psychologique à la cigarette, conséquence des effets psychoactifs de la
nicotine. Certains fumeurs ont besoin de fumer pour se détendre, se concentrer, gérer leurs émotions et vivre au quotidien. Ce type de dépendance varie beaucoup d’un fumeur à l’autre ; il faut parfois longtemps avant qu’elle ne disparaisse et elle peut être à l’origine de rechute à long terme.

Chez certains fumeurs, la cigarette est un prolongement d’eux-mêmes, un élément indissocié de leur propre image. Cette dépendance affective, souvent appelée attachement ou agrippement, induite par une véritable relation fusionnelle avec la cigarette, n’est pas sans rappeler celle qui unit le bébé au sein maternel ou les deux partenaires d’un couple. La cigarette est alors cet objet transitionnel auquel ils peuvent se raccrocher comme au « doudou » de leur enfance en cas de stress, d’inquiétude, d’anxiété, d’ennui…

Enfin, la dépendance comportementale et environnementale est liée aux habitudes et automatismes que le fumeur met en place avec son environnement social, familial et professionnel. Certains moments de la journée, certaines circonstances sont fortement connectés à la cigarette : boire un café, conduire dans un embouteillage, passer un coup de fil,
terminer un repas… La nature biologique de cette dépendance est aujourd’hui bien connue.

Malgré ses effets psycho-actifs et son rôle indéniable dans l’installation de la dépendance, la nicotine n’est pas le plus dangereux des composants de la cigarette. C’est en brûlant que le tabac libère des milliers de substances issues du tabac lui-même ou induites par des réactions chimiques liées à sa combustion. La fumée du tabac contient plus de 4 000 substances, certaines inoffensives, comme la vapeur d’eau, l’oxygène ou le dioxyde de carbone, mais la plupart d’entre elles très toxiques voire cancérogènes : l’acroléine, l’acétone, le méthanol, le cadmium, le benzopyrène, l’acide cyanhydrique, l’ammoniac, l’arsenic, les goudrons, le Polonium 210, le DDT, le plomb, le mercure mais aussi le monoxyde de carbone, responsable des maladies cardio-vasculaires. Un cocktail explosif.

Bien connus depuis plusieurs décennies, les méfaits du tabac sont multiples et peuvent atteindre une multitude d’organes.

Un cancer sur trois est dû au tabagisme : cancer du poumon (90 % des cas sont liés au tabagisme actif et plus ou moins 5 % au tabagisme passif), mais aussi cancer de la gorge, de la bouche, des lèvres, du pancréas, des reins, de la vessie, de l’utérus, de l’œsophage…

Le tabagisme est aussi à l’origine des maladies cardio-vasculaires : infarctus du myocarde, AVC, artérite des membres inférieurs, troubles de l’érection.

D’autres pathologies ont un lien ou sont aggravées par le tabagisme : la BPCO (broncho pneumopathie chronique obstructive), l’emphysème, les gastrites, les ulcères gastro-duodénaux, le diabète de type II, l’hypercholestérolémie, l’hypertriglycéridémie, l’eczéma, le psoriasis, le lupus, les infections ORL et dentaires, la cataracte et la DMLA (dégénérescence maculaire liée à l’âge), etc. 

Les femmes enceintes qui fument s’exposent à un risque accru d’accidents de type hématome rétroplacentaire ou d’anomalie d’insertion du placenta, d’accouchement prématuré et, chez le bébé, de retard de croissance intra-utérine, de mort subite du nourrisson et d’une consommation globale de soins plus importante durant la petite enfance.

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